Une année pour réussir le pari de la ZFE dans le centre-ville de Marseille

Le périmètre de la ZFE (Zone de Faible Emission)

La zone – qui compte 314 000 habitants et 42 000 scolaires – correspond à l’intérieur des boulevards de ceinture : Littoral – Euromediterranée 1 et 2 – Lesseps – Plombières – Jarret – Rabatau – Prado, et correspond quasiment à celui retenu pour le dispositif d’urgence (circulation différenciée) en cas d’épisodes de pollution. Le périmètre, la méthodologie et le calendrier ont ainsi été approuvés par délibération du conseil de métropole du 30 décembre 2019.

La vignette Crit’Air, la signalétique et les contrôles

Pour circuler dans une ZFE, la vignette Crit’Air doit être apposée au parebrise. Elle permet de distinguer les véhicules en fonction de leur niveau d’émissions de polluants atmosphériques, en les classant de 1 à 5, ces derniers étant les plus polluants.

À Marseille, la tolérance sera progressive en commençant par interdire les véhicules de catégorie 5 pour arriver à ceux de niveau 1 à l’horizon 2024. Par ailleurs, la mise en place de la ZFE doit s’accompagner de dispositifs d’aides publiques au renouvellement des véhicules. 

Les utilisateurs seront avertis en amont de leur arrivée dans la ZFE avec le déploiement d’une signalisation dédiée. L’entrée dans le périmètre sera, quant à lui, contrôlée grâce au dispositif de vidéo-protection, via le centre de surveillance urbaine (CSU), « qui nous en offre la possibilité technique ». Cela permettra à la police municipale de relever par vidéo verbalisation les infractions dans ce domaine.

Dans le cadre de sa politique de sécurité publique, la Ville envisage, en effet, une utilisation des caméras à des fins de gestion en direct de l’espace public (bornes, pistes cyclables…) supposant l’augmentation du nombre de policiers municipaux ; comme le précise régulièrement Yannick Ohanessian.

La Ville de Marseille a d’ores et déjà engagé un travail préparatoire avec les autorités de l’État à ce sujet. Les ministères de l’Intérieur, de la Transition écologique et de la Santé travaillent de concert pour définir quels véhicules bénéficieront de dérogations (transport des personnes à mobilité réduite, ambulances…).

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